Callirhoé d'André Cardinal dit Destouches
Tragédie en musique sur un livret de Pierre-Charles Roy

Chez Glossa
Distribution Harmonia Mundi

2 formats disponibles : compact-disc et livre-disque 

Sortie le 28 mars 2007

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Diamant d'Opéra Magazine

Après une carrière ecclésiastique puis militaire, Destouches décide de se consacrer entièrement à la composition en 1696.  Après avoir suivi les cours de Campra, il écrit ses opéras : Amadis de Grèce et Marthésie Reine des Amazones (1699), Omphale (1701) et Le Carnaval de la Folie (1703). Il y revient en 1712 pour triompher avec sa Callirhoé. Il signe là une grande tragédie lyrique qui sera reprise jusqu'en 1743.

Hervé Niquet, clavecin et direction 

Stéphanie d'Oustrac, Callirhoé
Cyril Auvity, Agénor
João Fernandes, Corésus
Ingrid Perruche, la Reine
Renaud Delaigue, le Ministre
Stéphanie Révidat, une princesse de Calydon, une Bergère

Chœur et orchestre du Concert Spirituel

Enregistré à l'Arsenal de Metz en février 2016
La restitution de la partition est le fruit d'un travail de recherche et d'édition mené par Françoise Escande dans le cadre d'une thèse de doctorat en musicologie (sous la direction de Jean-Christophe Maillard) en collaboration avec le Centre de musique baroque de Versailles.

Callirhoé est construite sur le modèle de la tragédie lulliste avec un prologue et cinq actes. L'excellence du livret est l’une des raisons de son succès. L'histoire est forte et les contours dramatiques bien faits. Alors qu’il s’apprête à épouser Callirhoé, Corésus apprend qu’elle aime Agénor. Furieux, il demande vengeance aux Dieux. Les prêtres remplissent la ville d'effroi et le peuple entier devient la victime de sa rage. Interrogé par  le ministre de Pan, l’oracle réclame, en échange de la paix, le sang de Callirhoé ou celui d'un amant qui s'offrira à sa place. Agénor propose de se donner la mort mais c'est finalement Corésus qui s'immole. 

Dans cette œuvre, Destouches contribue à l'évolution du genre de la tragédie lyrique par le sens du théâtre et du drame. Les récitatifs et dialogues sont d'un réalisme exceptionnel. Ils sont très émouvants grâce à une succession d'harmonies subtiles, riches en contrastes, fabriquées de retards et dissonances. Les lignes mélodiques sont faites d'intervalles expressifs, le style est souple et chantant, proche de l'air, et même souvent de l'arioso italien.